Dans son dernier rapport, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) classe l'année 2025 parmi les trois années les plus sèches enregistrées depuis 35 ans en termes de débit des cours d'eau. Le cycle hydrologique mondial devient de plus en plus irrégulier et imprévisible, sous l'effet conjugué du recul des glaciers et de l'épuisement des réserves d'eau douce. La secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, a souligné une tendance à la baisse des ressources en eau continentales observée depuis une décennie, signalant que nous épuisons nos réserves stratégiques. Les données indiquent qu'au cours des cinq dernières années, l'Afrique et l'Asie ont été particulièrement exposées aux événements extrêmes. Parallèlement, le renforcement du phénomène climatique El Niño accroît les risques d'inondations et de sécheresses. Entre 2023 et 2025, la perte de masse des glaciers a atteint 1 400 gigatonnes, illustrant l'ampleur de la crise hydrique qui ne connaît pas de frontières.