Le procureur de la République a requis une peine de 20 ans de prison ferme à l'encontre de l'ancien ministre Berraki, dans le cadre d'un dossier de corruption lié à un marché public de barrage. L'affaire porte sur l'attribution d'un contrat à une entreprise privée dont le coût final a atteint 570 milliards de centimes, contre une offre initiale de 77 milliards, via trois avenants successifs. L'accusation souligne que le cahier des charges, élaboré par un bureau d'études français, a été orienté pour favoriser l'entreprise bénéficiaire. Le magistrat a dénoncé l'absence de résiliation du contrat malgré des lacunes techniques et a pointé une violation de l'article 64 du code des marchés publics, imposant la disponibilité de spécifications techniques précises avant tout lancement d'appel d'offres.