Tunisie : une série de décès suspects ravive les tensions sociales
La Tunisie traverse une période de forte agitation sociale marquée par le décès de cinq personnes en seulement 48 heures, les 21 et 22 octobre. Ces événements surviennent dans un contexte de multiplication des mouvements de contestation, qui sont passés de 1 316 durant l'été 2025 à 2 882 pour la même période en 2026. À Sfax, le climat est électrique suite à la mort d'un jeune lors d'une course-poursuite policière, à l'immolation par le feu d'un homme de 45 ans à Agareb, et au décès d'une étudiante après une prise en charge médicale jugée tardive. Parallèlement, dans le gouvernorat de l'Ariana, le décès d'un jeune de 22 ans lors d'une intervention policière à son domicile a provoqué des heurts, les proches dénonçant des violences tandis que les autorités évoquent une overdose. Enfin, un conflit environnemental à Menzel Bouzelfa, dans le gouvernorat de Nabeul, a coûté la vie à un manifestant de 21 ans, renversé par un véhicule. Contrairement aux marches organisées récemment à Tunis contre la vie chère, ces nouveaux mouvements semblent isolés et sans mots d'ordre communs.
