Entre assainissement politique et droits constitutionnels : le dilemme des élections
Le processus de filtrage des dossiers de candidature avant les élections place les autorités face à un défi complexe : équilibrer la lutte contre la corruption et le respect des droits fondamentaux, notamment la présomption d'innocence et le droit de se porter candidat. L'utilisation de critères administratifs flous pour écarter des prétendants suscite des interrogations sur la conformité avec la Constitution. L'analyse suggère que le remède ne réside pas dans des décisions administratives discrétionnaires, mais dans une réforme profonde du rôle des partis politiques, qui doivent s'auto-purifier des pratiques déviantes. Le déclin du militantisme structuré, remplacé par une influence numérique incontrôlée et une multiplication des candidatures libres, a affaibli le paysage politique. Pour garantir des institutions crédibles, l'accent doit être mis sur le contrôle judiciaire et financier plutôt que sur l'exclusion administrative, afin de préserver l'intégrité du processus électoral tout en respectant la dignité des candidats.
