L’eurodéputée Rima Hassan a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris les 19 et 20 octobre pour répondre d’accusations d’« apologie du terrorisme ». L’affaire concerne une publication sur les réseaux sociaux, retirée depuis, évoquant la résistance palestinienne et Kozo Okamoto, auteur d’une attaque en 1972. Lors de l'audience, l'élue a choisi de faire valoir son droit au silence, dénonçant une manœuvre politique visant à faire taire une voix de l'opposition. Le procès a été marqué par une ambiance électrique, avec des échanges virulents entre la défense et les parties civiles, conduisant notamment au départ temporaire de l'avocat de la députée. La défense a plaidé l’instrumentalisation de la justice et une atteinte à la liberté d’expression, tout en soulevant des exceptions de nullité. Le journaliste Alain Gresh a également été entendu comme témoin pour apporter un éclairage sur la qualification historique des événements cités, dans un climat alourdi par des menaces proférées à l'encontre de la prévenue.