Le sénateur français Pascal Savoldelli a adressé une question écrite au ministère des Affaires étrangères concernant le cas du militant sahraoui Naama Asfari, détenu au Maroc depuis novembre 2010. Le parlementaire a rappelé que le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a exigé sa libération immédiate, tandis que le Comité contre la torture a invalidé ses aveux, obtenus sous la contrainte. Le sénateur a également dénoncé les entraves répétées imposées à l'épouse française de M. Asfari, Claude Mangin, interdite de visite depuis 2019 et refoulée à son arrivée au Maroc en octobre 2026. Il a par ailleurs évoqué l'interdiction faite au maire d'Ivry-sur-Seine de rendre visite au détenu. M. Savoldelli demande désormais à la France d'agir diplomatiquement pour protéger les droits de sa ressortissante et pour exiger le respect des résolutions onusiennes.