Le paysage médiatique français affiche ces dernières semaines une retenue inhabituelle concernant la couverture de l'Algérie. Cette accalmie semble répondre aux préconisations du diplomate Michel Duclos, qui prône une gestion diplomatique discrète loin du tumulte médiatique. Après une longue période de critiques virulentes, notamment dans la presse de droite, les décideurs français semblent réaliser que l'agressivité n'a pas produit les effets escomptés. Malgré cette baisse de régime médiatique, les relations bilatérales restent en suspens, marquées par l'absence d'un ambassadeur algérien à Paris depuis 27 mois. Sur le plan économique, le constat reste sombre pour les intérêts français : fermeture d'usines comme Renault, difficultés pour environ 6 000 entreprises liées au marché algérien et blocages commerciaux persistants.