Le Bureau d’information des prisonniers a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation critique des détenus palestiniens de Ghaza incarcérés dans la prison de Janot. Ces prisonniers, victimes d'opérations de répression depuis le 7 octobre, sont délibérément privés de soins médicaux, même lorsqu'ils souffrent de fractures graves ou de blessures à la tête. Les témoignages font état d'un refus d'administrer des antidouleurs aux blessés et d'une rupture de traitement pour les détenus souffrant de maladies chroniques comme l'hypertension ou la thalassémie. À cette maltraitance médicale s'ajoutent des conditions d'hygiène désastreuses, marquées par une pénurie de produits de nettoyage et un accès extrêmement restreint au lavage du linge, favorisant la propagation d'infections cutanées. Ces faits s'inscrivent dans un contexte de violences physiques répétées et de dégradation constante des conditions de vie, dénoncées depuis plusieurs mois. Face à cette situation alarmante, des appels urgents ont été lancés auprès du Comité international de la Croix-Rouge et des instances internationales pour exiger une intervention immédiate afin de garantir l'accès aux soins et le respect des droits des détenus.