Une trentaine de maires de différentes villes françaises appellent à une reconnaissance officielle et pleine du massacre du 17 octobre 1961 en tant que "crime d’État". Dans une déclaration commune, ces élus soulignent la responsabilité directe des autorités publiques dans la répression violente exercée à l’époque contre des manifestants algériens, qui protestaient pacifiquement à Paris et en proche banlieue contre un couvre-feu discriminatoire. En s'appuyant sur les travaux de l'historien Jean-Luc Einaudi, les signataires évoquent un bilan d'environ 300 morts, rappelant que de nombreux corps avaient été jetés dans la Seine sous l'autorité du préfet Maurice Papon. Outre cette reconnaissance, les édiles exigent l'inscription de cette date au calendrier des journées nationales, un accès total aux archives de la guerre d'Algérie, ainsi que le développement d'actions mémorielles et pédagogiques. Ils estiment que les initiatives mémorielles entreprises par les présidents Hollande et Macron sont insuffisantes pour rendre pleinement justice aux victimes et à leurs familles.