Un collectif d'une trentaine de maires français a officiellement demandé que la répression sanglante du 17 octobre 1961 à Paris soit reconnue comme un « crime d’État ». À l’approche du 65e anniversaire de ces événements, ces élus plaident pour l’inscription de cette date au calendrier des commémorations nationales. Les signataires soulignent la responsabilité directe des autorités publiques d'alors, sous la direction de Maurice Papon, dans le massacre de manifestants algériens qui protestaient pacifiquement contre un couvre-feu discriminatoire. Au-delà de cette reconnaissance, ils réclament un accès élargi aux archives de la Guerre de libération nationale, la création de lieux de mémoire pour les jeunes générations, ainsi qu’un soutien aux familles des victimes et survivants dont la parole a été longtemps marginalisée. Ce chapitre sombre, longtemps occulté, demeure aujourd'hui un symbole du racisme colonial.