La dernière parution du Journal officiel officialise l'amendement du Code pénal, instaurant la peine capitale pour les auteurs d'incendies volontaires touchant des forêts ou des récoltes. Cette mesure punitive s'étend aux incendies de biens publics ou privés lorsqu'ils sont liés à des activités criminelles, des actes de trahison ou des collaborations avec des entités étrangères visant à déstabiliser le pays. Le législateur a jugé nécessaire de durcir la réponse pénale face à des actes qui menacent la sécurité nationale, l'économie et la vie des citoyens. Au-delà des auteurs directs, la loi cible désormais les commanditaires, les instigateurs et ceux qui facilitent ces crimes, notamment par le biais des réseaux sociaux. Ce dispositif intervient après les incendies d'août dernier, qui ont conduit le parquet du pôle pénal national à ouvrir des enquêtes, incluant le placement en détention provisoire de neuf individus suspectés d'actes de sabotage à Jijel.