La Libye demeure en proie à une crise institutionnelle persistante, marquée par la division entre le gouvernement de l'Ouest dirigé par Dbeibah et le camp de l'Est sous l'influence du maréchal Haftar. Dans ce contexte, son fils, Saddam Haftar, a pris une place prépondérante au sein de l'ANL. Sa récente visite au Maroc, du 14 au 15 octobre, durant laquelle il a été reçu par le chef des FAR, Mohamed Berrid, alimente les spéculations sur les objectifs réels de cette mission. Alors qu'aucune élection n'est prévue, ce déplacement soulève des interrogations sur les alliances diplomatiques en cours. Parallèlement, des médias italiens ont rapporté une rencontre entre Saddam Haftar et Benjamin Netanyahou à Abu Dhabi fin septembre. Ces mouvements suggèrent un alignement stratégique sur l'axe Abu Dhabi-Tel Aviv-Rabat, posant la question des contreparties potentielles pour un soutien politique dans le conflit libyen.