La mobilisation pour la reconnaissance officielle du massacre du 17 octobre 1961 s'intensifie en France, portée par une trentaine de maires exigeant que ces événements soient qualifiés de « crime d’État ». Les élus, dont les maires de Paris et de Saint-Denis, réclament une pleine reconnaissance de la responsabilité des autorités dans la répression violente des manifestants algériens, ainsi que l'inscription de cette date au calendrier des journées nationales et un accès élargi aux archives. Après les déclarations de François Hollande en 2012 sur la « répression sanglante » et celles d'Emmanuel Macron en 2021 qualifiant les faits de « crimes inexcusables », l'Assemblée nationale a adopté une résolution en mars 2024. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a souligné que cette reconnaissance est un acte d'égalité historique nécessaire pour regarder le passé en face sans imposer une culpabilité permanente, mais en assumant les zones d'ombre de l'histoire de France.