Le Conseil de sécurité des Nations unies s'apprête à tenir sa réunion annuelle sur le Sahara occidental, tout en évaluant le mandat de la MINURSO. L'impasse actuelle concerne la proposition américaine d'autonomie, jugée difficilement applicable au regard des réalités de terrain et des principes onusiens. La position sahraouie demeure ancrée dans l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice de 1975, qui n'avait établi aucun lien de souveraineté entre le Maroc et le territoire. Lors de sa récente intervention, l'envoyé personnel de l'ONU, Staffan de Mistura, a souligné que l'avenir du territoire ne peut se résoudre sans la volonté du peuple sahraoui. De son côté, l'International Crisis Group a mis en garde contre toute tentative de forcer un plan d'autonomie, estimant qu'une telle approche risquerait d'aggraver le conflit au lieu de le résoudre durablement.