Confronté à un endettement extérieur pesant et à une forte dépréciation du Naira, le Nigéria cherche activement des solutions pour maintenir ses équilibres financiers. Selon le FMI, le poids du service de la dette est devenu critique, représentant plus de 53 % des recettes budgétaires en 2026. Face au coût élevé des marchés obligataires internationaux, Abuja a conclu un accord de 5 milliards de dollars avec la First Abu Dhabi Bank. Ce montage financier, structuré sous forme de swap de rendement total, prévoit des appels de marge en cas de volatilité des actifs collatéraux. Bien qu'une première tranche de 1,5 milliard de dollars ait déjà été décaissée, ce mécanisme fait peser un risque supplémentaire sur les finances publiques, pouvant compromettre la réalisation de projets d'envergure comme le gazoduc transsaharien.