Les citoyens français d’ascendance maghrébine et africaine sont devenus la cible d'une récupération politique intense suite aux récentes émeutes en France. Alors que les manifestants sont des ressortissants français, plusieurs figures de la droite et de l’extrême droite utilisent cet événement pour stigmatiser les populations immigrées. Éric Zemmour a tenu des propos virulents, qualifiant les émeutiers de « barbares », tandis que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a associé ces troubles à un échec de l’assimilation et a réclamé l’arrêt de l’immigration. Des personnalités comme Bruno Retailleau et Éric Ciotti ont également établi un lien direct entre l'insécurité et l'immigration massive. Dans les médias, des commentateurs comme Charles Consigny ont imputé les pillages à « l'immigration ». Parallèlement, le syndicat de la magistrature a souligné que les violences policières visaient spécifiquement les jeunes issus des banlieues. Ces accusations surviennent en l'absence de données officielles sur les profils des émeutiers, occultant les causes réelles de la crise, qui relèvent de facteurs socio-économiques profonds et non de la présence d'étrangers.