À l'approche du Ramadan 2027, la machine de production audiovisuelle algérienne s'active, ravivant des questions récurrentes sur les méthodes de casting. Loin des projecteurs, les critères de sélection semblent dériver : le talent et l'expérience s'effacent parfois devant la capacité d'un acteur à attirer des financements ou ses relations personnelles. Cette marchandisation du processus de sélection marginalise les comédiens méritants au profit de logiques mercantiles. Le secteur souffre également d'un manque de transparence concernant les grilles salariales, ainsi que de contrats d'exclusivité souvent déséquilibrés. De plus, le manque de considération envers les artistes après les essais – qui restent souvent sans réponse – témoigne d'une fragilité dans la culture professionnelle. Pour professionnaliser l'industrie, il devient urgent d'instaurer des règles claires, favorisant l'égalité des chances et le respect de la dignité des artistes, afin que le mérite redevienne le moteur principal de la création télévisuelle.