L'Algérie célèbre, ce samedi, le 65e anniversaire des manifestations du 17 octobre 1961, un événement marquant de la mémoire nationale illustrant la répression brutale exercée par le pouvoir colonial. À Paris, sous les ordres du préfet de police Maurice Papon, des milliers de manifestants pacifiques protestant contre le couvre-feu imposé aux Algériens ont été victimes d'une violence extrême. Des centaines ont été tués, certains jetés dans la Seine, et environ 15 000 personnes ont été arrêtées et détenues dans des conditions inhumaines. Ce massacre reste, aux yeux de l'Algérie, un crime contre l'humanité imprescriptible. Aujourd'hui, cette date témoigne du lien indéfectible de la diaspora avec son pays d'origine. L'État algérien œuvre d'ailleurs à renforcer cette connexion, notamment via le Conseil supérieur de la communauté nationale à l'étranger, afin d'impliquer ces compétences dans la dynamique de renouveau et de développement global du pays.