L'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a entamé la notification des dossiers rejetés pour les prochaines élections locales du 28 novembre. Ces exclusions s'appuient sur l'article 184 du code électoral, qui permet d'écarter des candidats en raison de liens présumés avec des milieux d'argent douteux, sur la base d'enquêtes administratives et sécuritaires. Plusieurs communes, dont Sidi M'hamed, Alger-Centre et Annaba, sont touchées, affectant diverses formations politiques comme le FLN ou « Voix du peuple ». Les partis disposent désormais de 30 jours pour désigner des remplaçants, une tâche rendue difficile par la faible affluence enregistrée lors de la phase de dépôt des candidatures. Ce dispositif, similaire à l'article 200 utilisé lors des législatives, reste vivement critiqué par certains acteurs politiques en raison de son caractère jugé flou et de l'absence de décisions judiciaires définitives.