Le sommet du Conseil européen d'octobre 2026 a mis en exergue la fragilité de la sécurité européenne face au changement de posture de Washington. Le rapprochement américano-russe, matérialisé par un accord sur le diesel visant à stabiliser les prix des carburants avant les élections américaines, fragilise le soutien à Kiev. Cette méfiance est renforcée par les restrictions imposées sur le réseau Starlink, essentielles aux opérations militaires ukrainiennes, et par les critiques sévères de Donald Trump à l'égard de la stratégie de Volodymyr Zelensky. Bien que les dirigeants européens réaffirment leur soutien, ils sont conscients que leur dépendance technologique et logistique envers les États-Unis demeure un frein majeur. L'Union européenne explore des pistes pour muscler son autonomie stratégique, notamment via l'utilisation d'avoirs russes gelés ou des achats d'armes groupés. Toutefois, ces efforts restent insuffisants pour compenser le désengagement américain. Ce dilemme pose désormais une question existentielle pour l'OTAN : l'Europe est-elle prête à assumer sa propre sécurité face à des puissances comme la Russie et la Chine ?