Le Mouvement dynamique de la communauté algérienne en France (MODAF) a appelé, samedi dernier, à une reconnaissance pleine et explicite des crimes commis par l'État français lors des événements du 17 octobre 1961 à Paris. À l'occasion du 65e anniversaire de ce massacre, l'organisation a souligné que cette reconnaissance doit impérativement s'accompagner de réparations pour les victimes et leurs descendants. Ces faits rappellent la répression sanglante exercée contre les Algériens qui manifestaient pacifiquement pour leur dignité et l'indépendance de leur pays. Le mouvement réaffirme que cette date est un pilier de l'identité et de la conscience historique algériennes, soulignant que ce devoir de mémoire est autant une exigence morale et politique qu'un moyen de transmettre aux jeunes générations les valeurs de courage portées par leurs ancêtres.