La Quatrième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté, jeudi dernier, une résolution confirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination. Le texte a été approuvé par une majorité écrasante de 152 voix pour, contre seulement deux oppositions et sept abstentions, réaffirmant le statut du Sahara occidental comme une question de décolonisation, conformément à la résolution 1514 de 1960.
Le président sahraoui, Brahim Ghali, a souligné que cet engagement témoigne de la détermination de son peuple à poursuivre sa lutte pour l'indépendance malgré les pressions. Lors des débats, le représentant permanent de l'Algérie auprès de l'ONU, Amar Bendjama, a rappelé la position constante de son pays, insistant sur le fait que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome dont le statut juridique est régi par le droit international. À Genève, Idriss Latreche a également défendu les droits des Sahraouis devant le HCR.
Ce vote constitue un revers diplomatique pour ceux qui tentent de contester la nature du conflit, prouvant que la communauté internationale reste attachée au cadre onusien de décolonisation, garantissant le droit des populations concernées à choisir librement leur destin.