À la librairie Chaïb Dzaïr, une rencontre littéraire intitulée « Quand la mémoire devient écriture : voix, histoire et transmission » a mis en lumière la richesse du travail de l'écrivaine Assia Djebar. Cet événement, tenu en marge de la 8e édition du Grand Prix Assia Djebar du Roman, a permis aux universitaires Amar Guendouzi et Nabila Zouiche d'analyser deux œuvres phares. Le premier a abordé « La soif », roman de jeunesse publié en 1957, qui avait suscité de vives critiques à l'époque pour son absence de références à la guerre d'Algérie, bien qu'il témoigne d'un désir d'ancrage national. Nabila Zouiche a, quant à elle, exploré « La femme sans sépulture », un récit rendant hommage à la résistante Zoulikha Oudaï. Ce roman polyphonique redonne une voix aux femmes oubliées de l'histoire. La remise des prix de cette 8e édition, récompensant les meilleurs romans algériens récents, se déroulera ce samedi au Centre International des Conférences Abdelatif-Rahal.