Le marché algérien des produits agricoles s'éloigne des lois économiques classiques de l'offre et de la demande. Alors que les agriculteurs bénéficient de diverses aides de l'État, les prix continuent de grimper, laissant le consommateur final seul face à cette charge. Le nœud du problème se situe au niveau des marchés de gros, souvent critiqués pour leur manque de transparence et l'absence de régulation efficace. Entre les redevances imposées aux transporteurs, les coûts élevés de location des emplacements et l'absence de facturation, les intermédiaires dictent leurs propres tarifs. Cette situation, marquée par l'absence de prix de référence, favorise la spéculation tout au long de la chaîne logistique. Un appel est lancé aux autorités compétentes pour assainir ces circuits, imposer le respect de la loi et protéger ainsi le pouvoir d'achat des citoyens.