Le pôle pénal économique et financier en Algérie a examiné une affaire de corruption impliquant l'Agence nationale des barrages et transferts. L'ex-ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, ainsi que d'anciens directeurs de l'agence, sont poursuivis pour dilapidation de deniers publics et irrégularités dans l'attribution de marchés. Les faits concernent le projet de renforcement du barrage "Medjez El Bagar" à Guelma, dont le coût a explosé suite à la signature d'avenants dépassant largement le montant initial, entraînant une perte estimée à 600 milliards de centimes. Les prévenus sont notamment accusés d'abus de pouvoir et de violation des procédures. Lors de l'audience, l'ex-ministre a nié toute implication, arguant qu'il n'était plus en poste ou était incarcéré au moment de la signature des avenants. D'autres accusés ont soutenu avoir respecté le code des marchés publics, affirmant que le projet avait atteint ses objectifs économiques malgré les critiques sur la gestion des procédures.