L'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a entamé l'examen des dossiers de candidature pour les élections locales du 28 novembre 2026. Cette phase suscite une vive inquiétude chez les partis politiques et les listes indépendantes, qui craignent un rejet massif similaire à celui des législatives précédentes, justifié par des soupçons de liens avec l'argent sale ou des atteintes à l'éthique politique. Ce scrutin se déroule dans un contexte de désaffection inédite pour la candidature, notamment parmi les jeunes, les universitaires et les femmes. Ce désintérêt complique la constitution des listes pour les 1541 communes et 69 wilayas. De nombreux partis, dont le FFS et le Parti des Travailleurs, ont fait état de difficultés majeures pour remplir les conditions de parrainage et trouver des candidats, tandis que le FLN a affirmé avoir couvert l'ensemble du territoire. La crainte d'une impossibilité de remplacer les candidats invalidés, conformément à la loi électorale, plane sur l'ensemble de la classe politique.