Le président français Emmanuel Macron a manqué une nouvelle opportunité de réconciliation mémorielle avec l'Algérie lors du 65e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961. L'Élysée a réitéré une posture protocolaire, imputant la responsabilité à des individus comme l'ancien chef de la police Maurice Papon, plutôt qu'à l'État français. L'historien Benjamin Stora a alerté sur les risques de cette stratégie de temporisation, soulignant que le refus de reconnaître la responsabilité de l'État dans les crimes coloniaux nourrit le ressentiment et l'animosité. Selon Stora, plus la reconnaissance des faits historiques est retardée, plus les tensions diplomatiques s'accentuent. Parallèlement, une pétition signée par des dizaines de maires français réclame la reconnaissance officielle de ces événements comme un crime d'État, estimant que la visite symbolique de Macron sur les lieux en 2021 ne suffit plus à apaiser durablement la mémoire collective.