Le 65ème anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 a été commémoré en Algérie à travers la Journée nationale de l’Émigration. Fidèles à la décision présidentielle, les citoyens et les représentations diplomatiques ont observé une minute de silence en hommage aux martyrs tombés sous la répression coloniale à Paris. Dans son message, le président Abdelmadjid Tebboune a salué la bravoure des manifestants qui, face aux balles réelles et à la violence policière, ont affirmé leur attachement indéfectible à l'indépendance. Le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, a rappelé que ces sacrifices demeurent des symboles éternels de la résistance algérienne. Les cérémonies officielles se sont déroulées dans la wilaya de Boumerdès. En France, le débat persiste, de nombreux élus locaux réclamant désormais la reconnaissance pleine et entière de ce crime d’État. Les travaux de l'historien Jean-Luc Einaudi ont été déterminants pour démentir la version officielle de l'époque qui minimisait le bilan humain. Les preuves documentaires et les archives confirment l'ampleur de cette tragédie, où des milliers de personnes furent raflées et assassinées, contredisant les récits mensongers longtemps relayés par les autorités policières françaises.