À l'approche des élections locales du 28 novembre, l'Algérie déploie un dispositif rigoureux pour écarter l'influence de l'argent sale, suivant le modèle appliqué lors des législatives de juillet dernier. En vertu de l'article 184 du code électoral, les dossiers de candidature sont soumis à une vérification stricte incluant l'absence de condamnations pénales, la régularité fiscale et l'absence de liens avec des milieux d'affairisme suspect. L'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a confirmé l'enregistrement de 5 631 listes pour les APC et 434 pour les APW, après invalidation de certaines candidatures ne remplissant pas les critères de moralisation de la vie politique. Par ailleurs, l'article 300 du même code prévoit des peines d'emprisonnement allant de deux à dix ans pour toute tentative de corruption d'électeurs. Le Président Abdelmadjid Tebboune a réitéré l'engagement de l'État à soutenir financièrement les jeunes candidats, soulignant que ces mesures visent à établir des assemblées élues intègres et représentatives, piliers de l'Algérie nouvelle.