Le président Emmanuel Macron a refusé la démission de son ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, suite aux violences massives ayant émaillé la mobilisation nationale du 17 octobre. Bien que le chef de l'État ait pointé du doigt des failles dans le renseignement, il privilégie la continuité de l'État et exige de nouveaux dispositifs de sécurité face aux émeutiers. Le bilan de ces troubles, qui ont suivi des manifestations contre la vie chère, fait état de 2 400 interpellations et près d'un millier de policiers blessés. Face à cette situation, Macron a prôné la fermeté, tandis que l'opposition appelle soit à sa démission, soit à l'instauration de l'état d'urgence. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a été mandaté pour piloter une cellule de crise interministérielle dédiée aux conséquences économiques et judiciaires de ces événements.