Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a fermement réagi aux accusations ciblant la communauté musulmane à la suite des émeutes survenues le samedi 17 octobre lors des manifestations contre la vie chère. Qualifiant de condamnables les saccages et les violences commis, M. Hafiz a appelé à ce que les responsables soient jugés dans le respect du droit. Il a réfuté les discours politiques liant ces événements à l'islam, rappelant que le pillage est strictement prohibé par les textes religieux. L'avocat honoraire a également souligné que la responsabilité pénale demeure individuelle et ne saurait être imputée à une foi ou une origine. Pour le recteur, la stigmatisation est une erreur, et il préconise plutôt de privilégier la justice, l'éducation et la fraternité pour apaiser les tensions sociales.