Construit entre 1980 et 1987, le mur de sable qui fragmente le Sahara occidental s'étend sur 2 700 kilomètres. Véritable cicatrice de l'occupation, cette structure militaire, jalonnée de millions de mines antipersonnel, bloque les déplacements des populations sahraouies et menace durablement la biodiversité. Des travaux universitaires de l'université de Porto révèlent que cette barrière altère les cycles hydrologiques désertiques, perturbant la transhumance ancestrale et créant des « pièges écologiques » où la faune est attirée vers des zones minées. Alors que le conflit politique reste sans issue depuis la reprise des hostilités en 2020 et l'évolution des positions diplomatiques, le mur demeure une menace persistante. L'accès restreint à la zone entrave toute action de déminage ou d'évaluation réelle des dégâts environnementaux, laissant les populations civiles face à un danger constant.