Depuis son établissement en 1991, la lettre « R » au sein de l'acronyme MINURSO — désignant le référendum sur le Sahara occidental — représente un point de friction majeur pour Rabat. Le Maroc tente d'exercer des pressions diplomatiques, notamment aux États-Unis, pour limiter le mandat de la mission onusienne à ses seules fonctions militaires et logistiques, cherchant à évincer la dimension politique liée à l'autodétermination. Si cette perspective inquiète la monarchie, le Front Polisario et l'Algérie y voient, eux, une base juridique indispensable au droit international. La suppression des prérogatives politiques de la mission, au-delà de ses tâches de surveillance et de déminage, ferait courir un risque réel d'escalade sécuritaire et de reprise des hostilités dans la région.