Le transfert potentiel de la gestion aérienne du Sahara occidental par l'Espagne au Maroc soulève des interrogations politiques et juridiques complexes. Ce territoire, toujours classé comme non autonome par l'ONU, attend un processus de décolonisation et l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Bien que les normes de sécurité aérienne soient dictées par l'OACI, une telle délégation pourrait être perçue comme une reconnaissance de facto de la souveraineté marocaine. Le Parti populaire espagnol presse le gouvernement Sánchez de conserver le contrôle de cet espace, tout en exigeant une transparence parlementaire et une implication des autorités canariennes, insistant pour que la coopération aéronautique ne soit pas instrumentalisée au détriment du statut international du territoire.