Lors d'une rencontre entre le secrétaire d'État chargé de la Communauté nationale à l'étranger, Sofiane Chaib, et des moudjahidine témoins des événements du 17 octobre 1961 à Paris, la question de la responsabilité hiérarchique a été posée. Loin d'avoir agi seuls, Maurice Papon, alors préfet de police, opérait sous l'autorité du ministre de l'Intérieur Roger Frey et du Premier ministre Michel Debré, ardent partisan de « l'Algérie française ». Le général De Gaulle aurait couvert ces agissements pour rassurer les courants extrémistes. L'article dénonce la stratégie française consistant à désigner Papon comme seul responsable pour protéger les sommets de l'État. Il pointe également du doigt le rôle de la « Force de Police auxiliaire » créée par Debré en 1959, composée de Harkis, et remet en cause les versions historiques falsifiées, notamment les justifications entourant le départ de Michel Debré en 1962.