Selon les dernières données du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’Université d’Oxford, l’Algérie affiche un taux de pauvreté multidimensionnelle de 1,4 %. Ce résultat place le pays au troisième rang des nations africaines les moins touchées par ce phénomène, devancé seulement par les Seychelles et la Tunisie. Si les données initiales remontent à la période 2018-2019, concernant environ 598 000 personnes, les projections démographiques évaluent à 646 000 le nombre de personnes concernées en 2024. En parallèle, 3,6 % de la population est identifiée comme vulnérable. L’indice mondial de pauvreté multidimensionnelle (IPM) ne se limite pas aux revenus, mais évalue des privations cumulées dans la santé, l’éducation et les conditions de vie (eau, électricité, scolarité, mortalité). En Algérie, l'éducation pèse pour 49,3 % dans la composition de cet indice, contre 31,2 % pour la santé et 19,5 % pour les conditions de vie.