À l'approche des échéances électorales, de nombreux partis politiques algériens peinent à finaliser leurs listes de candidats et à attirer des profils compétents, contraints de recourir à des personnes sans expérience administrative ou juridique pour gérer les affaires locales. Le juriste et universitaire Abdelhafid Milat explique cette situation par l'absence de formation politique continue et la transformation des partis en simples structures électorales actives uniquement lors des scrutins.
Selon lui, cette carence reflète un manque d'ancrage sur le terrain et une communication quasi inexistante avec les citoyens en dehors des campagnes. Bien que certaines formations aient théoriquement des écoles de formation, leurs activités restent confidentielles. Pour remédier à ces lacunes qui exposent les élus à des fautes de gestion, Milat préconise la professionnalisation des militants, la transformation des sièges partisans en espaces de débat permanent et une intégration proactive des élites universitaires dans l'élaboration des programmes, plutôt qu'un démarchage de dernière minute.