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La direction de cabinet de la présidence : une fonction pivot au cœur de l'État algérien

Le poste de directeur de cabinet de la présidence de la République en Algérie s'est affirmé comme une fonction stratégique centrale depuis 1962. Initialement dédié à la structuration des fondements administratifs du nouvel État, le rôle a connu des mutations significatives au gré des époques. Durant les années 1980, sous l'influence de figures comme Larbi Belkheir, il est devenu le pivot de la coordination étatique. La décennie 1990 a marqué une transition vers une gestion plus technique et discrète face aux crises, avant que le poste ne devienne, sous Abdelaziz Bouteflika, un lieu de passage pour des responsables politiques de premier plan assurant le contrôle de l'exécutif. Sous la présidence actuelle d'Abdelmadjid Tebboune, l'organisation des services d'El-Mouradia a été remaniée pour privilégier des profils sectoriels et des hauts fonctionnaires aguerris, à l'instar des récents mandats de Noureddine Baghdad Daidj, Abdelaziz Khellaf, ou encore du magistrat Boualem Boualem. La nomination récente du diplomate Lounès Magramane à ce poste confirme cette orientation vers une administration présidentielle axée sur l'expertise technique et institutionnelle.