Une analyse pointe le biais des médias français face aux mouvements sociaux
Nikos Smyrnaios, chercheur en sciences sociales à l'université de Toulouse, a analysé la couverture médiatique des manifestations contre la vie chère en France en octobre 2026. En étudiant 1271 articles, il démontre que les médias dominants ont focalisé leur discours sur les violences et les dégradations matérielles, occultant ainsi les revendications sociales et politiques des manifestants. Selon le chercheur, l'emploi du terme « violence urbaine » par les autorités vise à dépolitiser le mouvement. Il souligne également que la mise en cause récurrente des jeunes issus de l'immigration sert de bouc émissaire, rejoignant une rhétorique souvent portée par l'extrême droite. Néanmoins, l'expert nuance l'impact de ce discours sur l'opinion publique, citant la méfiance croissante envers les médias et la persistance des préoccupations sociales majeures comme le pouvoir d'achat.