Renforcement sécuritaire en Algérie : une série de mesures législatives et stratégiques
Au cours des 15 derniers mois, l'Algérie a intensifié son arsenal sécuritaire à travers plusieurs réformes. La loi sur la mobilisation générale, entrée en vigueur en juillet 2025, permet désormais au Président de décréter l'état d'urgence en cas de menace sur l'intégrité du territoire. Début 2026, un nouveau cadre législatif autorise la déchéance de nationalité pour des actes graves commis à l'étranger, une mesure controversée. Sur le terrain, une caserne à Tinzaouatine a été convertie en prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants. Parallèlement, le Code pénal a été durci en octobre 2026, introduisant la peine de mort pour les incendies de forêt et les enlèvements. Enfin, rompant avec sa neutralité militaire traditionnelle, l'Algérie a acté l'envoi d'unités de l'armée au Niger pour sécuriser les installations de Sonatrach, une décision validée par le Parlement en octobre dernier.