Bousselam : la figue sèche, moteur économique des montagnes des Babors
Au pied du mont Takintoucht, dans la commune de Bousselam, la culture du figuier s'est intensifiée, transformant des terres autrefois délaissées en parcelles productives. La figue sèche est devenue une ressource vitale pour les agriculteurs locaux. Les prix d'achat varient largement, allant de 300 DA pour les variétés de moindre qualité à 2300 DA pour la catégorie supérieure. Cependant, les producteurs font face à des coûts d'exploitation élevés, incluant la main-d'œuvre et la caprification. Le secteur est également confronté à des pratiques frauduleuses, certains opérateurs mélangeant des figues de diverses provenances pour réduire les coûts, ce qui menace la réputation du produit local. Pour viser l'exportation, les spécialistes préconisent une modernisation des unités de séchage et de conditionnement afin de garantir une qualité constante face à la concurrence internationale.