Le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a estimé que la sécurité énergétique et le renforcement de la compétitivité passent aussi par le développement des infrastructures et une meilleure interconnexion des espaces énergétiques.
Lors du Salon et de la Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen, NAPEC 2026, il a présenté le projet de gazoduc transsaharien comme un élément de la stratégie algérienne visant à relier les ressources africaines aux marchés méditerranéens et européens. Selon lui, le projet ne se limite pas à l’acheminement du gaz : il doit aussi contribuer à valoriser les ressources, à renforcer l’intégration continentale, à développer les infrastructures et à élargir l’accès à l’énergie, tout en apportant des retombées économiques et sociales aux pays de transit.
Mohamed Arkab a fait état d’avancées importantes dans les études techniques et économiques. Il a également indiqué que les travaux sur le tronçon algérien avaient été lancés en juin dernier dans la zone d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, après la cinquième réunion ministérielle consacrée au projet. L’Algérie entend faire progresser ce corridor de manière réaliste, coordonnée et responsable, en tenant compte des exigences techniques, commerciales, sécuritaires et financières, a-t-il précisé.
Le ministre a par ailleurs souligné les liens croissants entre sécurité énergétique, sécurité hydrique et développement industriel, en particulier dans la région. L’Algérie poursuit le renforcement de ses capacités de dessalement de l’eau de mer et l’amélioration de la coordination entre ses politiques de l’eau, de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures. Cette démarche ouvre également de nouvelles perspectives d’investissement dans les équipements et les solutions technologiques.