Afin de diversifier son économie et de s'affranchir de la dépendance aux hydrocarbures, l'Algérie mise sur une montée en puissance de son secteur minier. Une délégation officielle, conduite par le ministre des Mines et de l'Industrie minière, Mourad Hanifi, s'est rendue à Tachkent du 5 au 8 octobre pour étudier le modèle ouzbek. Les échanges avec les autorités ouzbèkes, notamment dans les domaines de la géologie, de l'investissement et de l'industrie, ont porté sur le transfert technologique, la cartographie numérique et la transformation locale des matières premières. L'Algérie, qui développe actuellement des projets structurants comme Gara Djebilet, le zinc d'Amizour et le phosphate de Bled El Hadba, souhaite renforcer ses capacités d'exploration et d'ingénierie. Des visites sur le terrain ont permis d'observer les infrastructures de production ouzbèkes et les instituts de formation spécialisés. Pour Alger, cette coopération vise à transformer le secteur minier en un levier de croissance durable, capable d'attirer des investissements étrangers axés sur l'innovation, à l'instar de l'Ouzbékistan, puissance mondiale dans l'extraction de métaux précieux et de minerais.