L'émergence de l'intelligence artificielle soulève des questions fondamentales sur la nature même de l'intelligence, souvent perçue comme un don inné. La dépendance croissante envers ces outils, notamment dans l'éducation où certains pays délaissent l'apprentissage des langues, ou dans le domaine médical où l'auto-diagnostic remplace la consultation, alerte sur une possible atrophie des facultés humaines. À l'instar des dérives liées aux réseaux sociaux, qui ont nécessité des mesures de santé publique, l'Algérie intègre ces technologies dans ses universités avec l'ambition de dompter l'outil plutôt que de s'y soumettre. Le défi majeur reste de faire en sorte que l'intelligence artificielle serve l'esprit humain sans le supplanter, afin d'éviter une déshumanisation progressive face à la facilité des solutions automatisées.