Un rapport international décrypte les tensions entre Alger et Abou Dabi
Une analyse publiée par International Crisis Group, rédigée par l'analyste Mickaël Bashir Ayari, met en lumière les désaccords profonds ayant mené l'Algérie à rompre ses liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis le 10 septembre 2026. Selon le document, cette rupture est l'aboutissement de divergences accumulées sur plusieurs dossiers régionaux. Parmi les points de friction figurent la normalisation des relations entre les Émirats et Israël en 2020, ainsi que le soutien émirati au Maroc concernant le Sahara occidental. L'Algérie a également exprimé des inquiétudes sécuritaires liées à des ingérences intérieures potentielles, citant des rapports évoquant des contacts entre le mouvement « MAK » et des personnalités émiraties. Dans le Sahel, l'influence croissante des Émirats au Mali, au Niger et au Burkina Faso est perçue par Alger comme une source d'instabilité, notamment en raison de la compétition sur des projets énergétiques stratégiques. Enfin, le rapport souligne l'opposition des approches algériennes et émiraties concernant les conflits en Libye et au Soudan, où les deux pays soutiennent des camps opposés, tout en précisant que certaines accusations mutuelles manquent de preuves formelles et définitives.