La France, aux côtés de l'Allemagne, du Canada, du Danemark, de l'Italie, du Japon, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, a exprimé son opposition formelle aux sanctions américaines visant la Cour pénale internationale (CPI). Dans une déclaration commune, ces huit nations ont réitéré leur attachement à l'impartialité de l'institution, soulignant les risques que ces mesures font peser sur le personnel de la juridiction. Ces sanctions, annoncées par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, incluent le gel des avoirs de la Cour et des restrictions de services, sous prétexte de protéger les ressortissants américains. Rubio a menacé de démanteler l'institution si celle-ci ne cessait pas ses actions. Ce climat de tension fait suite à l'émission, en novembre 2024, de mandats d'arrêt contre Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant pour crimes de guerre présumés. La CPI a dénoncé ces pressions, les qualifiant d'atteinte à l'État de droit, et a appelé à la mobilisation de ses États membres.