Ségolène Royal a vivement critiqué l'exécutif français, dénonçant une sévérité disproportionnée contre les lycéens face à une complaisance flagrante envers les personnalités condamnées pour des délits sexuels. L'exemple de Jean-Marc Morandini, réintégré dans le paysage médiatique en tant que producteur après ses condamnations définitives pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, illustre selon elle une justice à deux vitesses. Elle pointe du doigt une mécanique médiatique et politique qui privilégie les puissants tout en réprimant la jeunesse. Cette contradiction, couplée au silence institutionnel entourant les décès suspects dans des affaires politiques, nourrit un sentiment croissant de défiance et d'injustice au sein de la société française.