Les familles des détenus civils sahraouis du groupe de Gdeim Izik, en grève de la faim depuis plus de deux semaines, ont décidé d'observer un mouvement similaire par solidarité. Cette action intervient dans un contexte de dégradation préoccupante de l'état de santé des détenus et de durcissement des restrictions imposées par l'administration pénitentiaire marocaine. Selon la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis, les familles de Mohamed Bachir Boutenkiza et El-Houcine Zaoui se sont vu refuser le droit de visite à la prison de Kénitra, sans explication officielle. Face à cette situation, l'Association sahraouie des victimes des violations des droits de l'Homme et l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) ont exhorté les instances internationales à intervenir. L'AMDH a réclamé la libération des prisonniers et une enquête sur les mauvais traitements dénoncés, tenant les autorités marocaines responsables de toute atteinte à l'intégrité physique des grévistes.