La situation au Soudan est marquée par la défection du lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri, commandant des forces spéciales des Forces de soutien rapide (FSR). Ce dernier a justifié son départ par les exactions commises contre les civils, entraînant dans son sillage quelque 300 soldats et officiers ainsi qu'une trentaine de véhicules militaires. Parallèlement, une analyse publiée par le média américain « Just Security » désigne les Émirats arabes unis comme le principal responsable de la violation de l'embargo sur les armes au Darfour. Le rapport souligne que le flux continu d'équipements militaires vers les FSR alimente directement les crimes documentés dans le pays. Des chercheurs ont révélé que des experts onusiens auraient subi des pressions pour atténuer les critiques visant Abou Dabi. Ces conclusions sont corroborées par des analystes américains qui estiment que l'inefficacité des mécanismes de contrôle onusiens permet aux réseaux d'approvisionnement de persister, intensifiant ainsi le conflit.