Il arrive souvent que les femmes privilégient une sélection restreinte de vêtements alors même que leurs placards débordent. Les recherches en psychologie de l'habillement expliquent ce phénomène par le besoin de confort, d'identité et de confiance en soi. Le cerveau humain, cherchant à éviter la fatigue décisionnelle face à une surabondance de choix, se tourne naturellement vers des pièces familières. Ce mécanisme, souvent qualifié de 'paradoxe de ne rien avoir à se mettre', montre que les vêtements sont perçus comme une extension de l'identité sociale. Les pièces fétiches, qui ont déjà suscité des compliments, procurent une sécurité émotionnelle que les nouveaux achats ne garantissent pas. Enfin, l'accumulation de vêtements inutilisés s'explique souvent par des achats compulsifs en période de soldes, des changements morphologiques ou une inadéquation entre les vêtements acquis et le mode de vie réel.